Interdiction des thérapies de conversion forcée en France
Tribune du groupe Socialistes et Citoyens au conseil municipal de Vitry-sur-Seine.
Depuis le 17 mai 1990, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie par l’OMS. Néanmoins, comme l’indique l’étude publiée par Santé Publique France, à l’occasion de la « Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie », les personnes LGBTQIA+ sont plus exposées aux violences et discriminations, sujettes au mal-être et aux tentatives de suicide, à l’abus de substances psychoactives ou au renoncement aux soins. Ces maux sont le plus souvent liés, non pas à leur orientation sexuelle, mais à ce que les autres leur font subir. Vectrices de violences, des institutions peu scrupuleuses continuent de pratiquer des « thérapies de conversion » visant à changer l’orientation sexuelle d’individus non hétérosexuel·le·s.
Les techniques utilisées sont terrifiantes : chocs électriques, visionnage forcé de pornographies dites « hétérosexuelles », injection d’hormones… Ces actes de torture sont effectués sur des citoyen·ne·s français·es sur notre propre territoire sans que la loi ne les protège.
En France, aucune étude ne permet de quantifier ce phénomène qui reste peu connu du grand public. Les jeunes LGBTQIA+ sont particulièrement ciblé·e·s par ces pratiques. La pression familiale pousse ces jeunes, souvent contre leur gré, à intégrer ces « camps de vacances ». Ces pratiques doivent cesser.
Nous ne pouvons pas tolérer ces actes barbares qui semblent sortir d’un autre temps. L’homosexualité, la bisexualité et la transidentité ne sont pas des troubles mentaux. Les thérapies de conversion sont non seulement inefficaces mais profondément nocives pour les individus concerné·e·s.
L’enjeu dépasse la question des thérapies de conversion : ces pratiques remettent en cause nos valeurs d’égalité, de liberté et surtout mettent en danger la sécurité et l’intégrité des citoyen·ne·s français·es sur le territoire. Des enjeux aussi graves transcendent les différends politiques et idéologiques.
Les vœux émis : appeler l’Assemblée Nationale à voter la proposition de loi interdisant ces pratiques et à en assurer le respect ; appeler le gouvernement à mettre en place des mesures fortes pour assurer la sécurité et le bien-être des personnes LGBTQIA+ en France.
Note : la loi interdisant les thérapies de conversion a depuis été adoptée en janvier 2022. Cet article garde une valeur de témoignage de l’engagement de la section.
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