Une reconstruction pas si évidente…

Vitry étant concernée par l’étude d’impact sur la reconstruction de l’usine d’incinération des déchets d’Ivry-Paris, le conseil municipal devait donner son avis. Les élus socialistes et républicains ont voté contre. Pourquoi ?

Depuis des années, le mouvement associatif, collectif 3R/Zero Waste France, a démontré que la reconstruction de l’usine d’Ivry (2 milliards d’euros), n’était pas impérative.

Mais surtout, nous avons pris connaissance de l’avis publié le 21 mars 2018 par l’Autorité environnementale (Ae) sur la transformation de l’usine d’Ivry, qui souligne, dans un avis très réservé, les « contraintes existantes entre cette reconstruction envisagée et la loi de transition énergétique (LTEPCV) de 2015 ».

Les élus socialistes […] attendent du Syctom qu’il réponde aux réserves de l’Agence environnementale

Si nous sommes satisfaits que l’unité de traitement des déchets ménagers par valorisation énergétique (UVE) d’une capacité de 350 000 tonnes permette de diviser par deux l’incinération actuellement de plus de 700 000 tonnes, il demeure de fortes recommandations de l’autorité environnementale à compléter le dossier du SYCTOM. Une présentation des modalités prévues pour la mesure des émissions de dioxines et furane bromées dans les rejets de l’UVE et pour la surveillance de leur présence dans l’environnement du site est indispensable.

L’Ae estime que : « la présentation des autres solutions proposées par des associations doit faire l’objet d’une présentation dans l’étude d’impact de même niveau que les autres solutions de substitutions que le Syctom a envisagées et écartées ».

Enfin, l’Ae recommande d’inclure dans l’évaluation du risque sanitaire l’ensemble des composés et de préciser les modalités prévues pour la mesure des émissions dans les rejets de l’UVE et pour la surveillance de leur présence dans l’environnement du site.

Les élus socialistes en votant contre la reconstruction dans les conditions actuelles de l’usine attendent du Syctom qu’il réponde aux réserves de l’Agence environnementale et accepte une véritable concertation avec les associations.

Jean-Marc BOURJAC

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