L’incendie de Makarenko : le défi relevé de la rentrée scolaire

rentree scolaireL’incendie qui a ravagé le 14 août les écoles élémentaires Makarenko A et B, au cœur du quartier du 8 mai, a transformé la rentrée scolaire en un redoutable défi. Il a été relevé grâce à la réactivité des services municipaux et des élus présents en cette période de vacances, et à la solidarité et l’engagement de tous les autres acteurs de cette rentrée, parents, enseignants, personnels des écoles et ouvriers chargés de l’urgente remise en état des futurs locaux d’accueil. D’origine accidentelle, comme l’a confirmé « le retour des experts », le sinistre laissait 480 élèves à la rue à quinze jours de la reprise des classes.

Les réunions quotidiennes tenues en mairie ont permis en quelques jours d’élaborer une solution complexe à mettre en œuvre, pour l’année scolaire à venir, mais qui ne lèse pas les intérêts des enfants et des familles. Situés rue Carpeaux, à deux kilomètres de Makarenko, les locaux de l’ancien collège Monod, libérés en novembre 2015 avec l’inauguration du nouveau collège construit par le département, accueillent désormais les élèves acheminés matin et après-midi, à l’initiative de la ville, par une dizaine d’autocars. La cantine est assurée pour tous ainsi que les études après les classes.

« Le défi de la rentrée relevé grâce à la réactivité des services municipaux et des élus et à la solidarité […] de tous »

Les réunions d’information des parents d’élèves et riverains des établissements sinistrés et de la rue Carpeaux ont facilité la préparation du 1er septembre en apaisant les inquiétudes et en préparant les esprits aux contraintes liées aux navettes des bus. Le jour J s’est passé correctement au regard des incertitudes qui pesaient. Il faut saluer la forte mobilisation de la police municipale, des animateurs et de tous les acteurs déjà cités qui ont tiré dès le lendemain les enseignements des inévitables petits désordres de la veille.

Finalement, l’inspection d’académie a maintenu la classe de Makarenko B qui devait être supprimée. Sans méconnaître les difficultés subsistant à la maternelle Jean Moulin et à Jean-Jaurès, on peut parler d’une rentrée réussie grâce à l’engagement humain et matériel de la municipalité qui fait face, dans l’attente des assurances, à de lourdes charges financières.

Guy LABERTIT

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