Rappelons que de nombreux économistes s’accordent pour constater depuis des années que l’on ne peut attendre une baisse de chômage significative par l’augmentation de plusieurs points de la TVA.
Les comparaisons avancées par exemple avec l’Allemagne ne valent pas car le taux de celle-ci avant relèvement était de 16%. De plus, selon Destates, l’institut de la statistique allemand, l’augmentation de la TVA à 19% a eu un impact de + 1,4 % des prix à la consommation et peu d’effet sur la croissance.
La consommation des ménages a reculé de 0,3% en 2007.
Et tout est à l’avenant. Par contre c’est bien une augmentation de tous les Prix que subiront nos concitoyens dans leur vie de tous les jours alimentation, biens courants. La vie chère pour le plus grand nombre.
La TVA sociale, c’est un nouveau plan de rigueur
En particulier pour les familles modestes pour lesquelles le taux de consommation est plus conséquent. N’oublions pas que cette demande émane du MEDEF depuis de nombreuses années alors même que la baisse du coût du travail est plus qu’incertaine et sans garantie (ex : restauration).
Ainsi croire que seuls les prix importés augmenteraient sous prétexte qu’ils ne bénéficieraient pas de baisse de charges est erroné. « Des partenaires comme la Chine ont un levier compétitif beaucoup plus fort que la TVA / Sociale à travers les variations monétaires » A.Math économiste à l’IRES.
Il est évident que comme pour l’Allemagne cette mesure aurait un effet quasi nul sur l’emploi et négatif sur la consommation des ménages, d’autant que tous les produits et services consommés en France (dont 1/3 importés) seront taxés de plus 3 ou 4% véritable « Racket » sur les ménages.
Ajoutons à tout cela « ce tour de passe passe anti-démocratique ». En effet à moins de 81 jours d’élections majeures laissons aux électeurs le choix de trancher sur ce qui ressemble fort à un troisième plan de rigueur après la perte par Mr Sarkozy des fameux trois AAA.
Ensemble disons non à une TVA antisociale, non à une Politique injuste envers nos concitoyens.
Jean-Marc BOURJAC